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L'humanité s'éteindra avec nous...

Titre provisoire (mais c'est toujours mieux que "H", le titre qu'a porté ce roman pendant ces quelques mois). J'ai donc terminé mon roman post apo, la phase de corrections est bien avancée, et bientôt ce nouveau petit voguera vers les rivages éditoriaux. En espérant qu'il trouve une terre douce et fleurie où s'amarrer, rapidement... 325 000 signes, 56 000 mots, et 5 mois de travail, entrecoupés de longues pauses dues au collège et à ses impératifs bouillonnants de fin d'année. Je suis vraiment contente d'avoir mené ce projet au bout (ce n'était pas gagné) et d'avoir tenté une nouvelle approche de l'écriture en me lançant dans cette histoire sans savoir où tout cela allait me mener. Les héros de ce roman (Julia, Mouette et Liam) ont pris la parole chacun leur tour et j'ai laissé mon clavier suivre leurs pas. Ca a été une expérience grisante ! Stressante pour moi qui planifie tout d'habitude, mais vraiment passionnante. D...

Les auteurs sont-ils de grands malades ?

C'est en tous cas la question que se poserait sûrement un inconnu fouillant dans les archives de mes requêtes google. Rien que pour les 15 derniers jours d'écriture de mon roman post apo (et toutes ces recherches étant en lien avec le roman en question, évidemment) : — goût de la viande d'écureuil — comment changer une chambre à air — cri qui tue — grunt ou death growl — espérance de vie d'un vélociraptor — poison le plus efficace — parfum nourriture déshydratée — vidéo crash hélioptère — symptômes septicémie Et c'est sans compter les recherches sur les fora de médecine (ben oui, on meurt en combien de temps d'une septicémie ?), de commentçamarche (ben oui, comment ça marche, un circuit électrique ? ça se répare, ce truc ?), de chasse (ben oui, sans déc', combien parmi vous savent quels dégâts peuvent commettre respectivement un blaireau, un renard et un ours très agacés, hein ?), ... Oui, moi aussi je me fais peur, parfois... ;) Et vous, a...

Bilan de mi-vacances

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En un mois, j'ai écrit 80 000 signes soit 15 000 mots, soit 4 chapitres. Ouais, moyenne assez pitoyable, on est d'accord. Mais que voulez-vous, quand on a ça sous les yeux en se réveillant le matin, ce n'est pas exactement l'envie de se jeter sur le clavier qui domine (curieusement). Je crois plus raisonnable de mettre le blog et l'écriture en pause estivale jusqu'à la rentrée de septembre. Bonnes vacances à tous !

Citations de l'été (19)

- C'est tout ? finit par me demander Gat. - Quoi ? - C'est uniquement pour ça que tu pleures ? - Ne me dis pas qu'il y a autre chose ? Il garde le silence. Les secondes passent. - Mon Dieu. Il y a autre chose. A ces mots, ma poitrine se creuse et se glace. - En effet, dit Gat. - Autre chose que tout le monde refuse de me dire. Autre chose dont maman préfèrerait que je ne me souvienne pas. Il prend le temps de réfléchir. - Je crois qu'on n'arrête pas de te le dire, mais tu ne nous entends pas. Tu as été très malade, Cadence. Nous, les menteurs , E.Lockart

citations de l'été (18)

Cette cage des mots il faudra que j'en sorte Et j'ai le cœur en sang d'en chercher la sortie Ce monde blanc et noir où donc en est la porte Je brûle à ses barreaux mes doigts comme aux orties Je bats avec mes poings ces murs qui m'ont menti Des mots des mots autour de ma jeunesse morte. Aragon, le roman inachevé

citations de l'été (17)

CAMILLE :  Rome, l'unique objet de mon ressentiment ! Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant ! Rome qui t'a vu naître et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais, parce qu'elle t'honore ! Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés, Saper ses fondements encor mal assurés ! Et si ce n'est assez de toute l'Italie, Que l'Orient, contre elle, à l'Occident s'allie ! Que cent peuples unis des bouts de l'univers Passent pour la détruire et les monts et les mers ! Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles, Et de ses propres mains déchire ses entrailles ! Que le courroux du ciel allumé par mes vœux, Fasse tomber sur elle un déluge de feux ! Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, Voir ses maisons en cendres, et tes lauriers en poudre ! Voir le dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause, et mourir de plaisir. Corneille, Horace , IV, 5                                 ...

citations de l'été (16)

La nuit se regroupe, et voici que débute ma garde. Jusqu'à ma mort, je la monterai. Je ne prendrai femme, ne tiendrai terres, n'engendrerai. Je ne porterai de couronne, n'acquerrai de gloire. Je vivrai et mourrai à mon poste. Je suis l'épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l'aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes humains. Je voue mon existence et mon honneur à la Garde de Nuit, je les lui voue pour cette nuit-ci comme pour toutes les nuits à venir. George RR Martin, le Trône de fer (version roman, qui diffère un tout petit peu de celle de la série)

citations de l'été (15)

Aube J'ai embrassé l'aube d'été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit. La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse. Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais. En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois. Au réveil il était midi...

citations de l'été (14)

Les arbres étaient vivants. Ils me dominaient ; il y avait des visages dans leur écorce craquelée, non tels qu'en ont les hommes, mais ceux des arbres eux-mêmes. Ils me contemplaient de tout leur haut, et je me recroquevillai sous leur regard. Ils débordaient de connaissance ; ils savaient tout sur moi, tout, jusqu'à ma plus infime pensée honteuse ou mon plus petit acte méprisable. Ils avaient le pouvoir de me juger et de me punir, et ils l'exerceraient sans plus attendre. Je sentis littéralement la terreur monter en moi. Le soldat chamane , Robin Hobb (pour ceux qui s'en souviennent, c'est la fin de la route du Roi, en pays Ocellion : le début de la suée de Guetis)

Citations de l'été (13)

Brusquement, une baleine Chaudron a émergé tout près de la chaloupe : avec beaucoup de précautions, elle a poussé Pedro et son embarcation pour les éloigner du bateau. Alors, obéissant à un appel qu'aucun autre homme n'a entendu sur les mers, un appel si aigu qu'il blessait les tympans, trente, quarante, cent, une multitude de baleines et de dauphins se sont mis à nager à toute allure jusqu'à toucher presque la côte pour se retourner avec une vitesse accrue et aller se briser la tête contre le bateau. A chaque nouvelle attaque, il y avait de nombreux morts, la tête éclatée, mais les autres cétacés ne s'en souciaient pas, et ils ont répété leurs assauts jusqu'à ce que le Nishin Maru*, drossé à la côte, menace de s'échouer. *  navire usine-baleinier Luis Sepulveda, Le monde du bout du monde

Citations de l'été (12)

L'enfant était cloué à la porte comme un oiseau de malheur. Ses yeux pleine lune étaient ceux d'une chouette. […]  Tous maintenant regardaient l'enfant. Or, même à travers les doigts poisseux du jeune stagiaire, l'enfant n'était pas beau à voir. Les gros clous à tête pyramidale - matériel authentiquement biblique selon l'imagerie hollywoodienne - avaient dû pulvériser les os, et la chair avait éclaté alentour. L'enfant ne semblait pas cloué, mais écrasé devant eux, précipité contre cette porte avec une force d'un autre âge. Daniel Pennac, Monsieur Malaussène

Citations de l'été (11)

Les vieillards oublient, mais tout sera oublié qu'il se rappellera encore, lui, avec des enjolivures, les exploits qu'il fit en ce jour. Nos noms alors, aussi familiers dans sa bouche que ceux de sa propre famille - le roi Henri, Bedford, Exeter, Warwick et Talbot, Salisbury et Glocester- seront parmi leurs verres débordants évoqués avec force.  Cette histoire, le bonhomme l'apprendra à son fils ; le jour de Crépin-Crépinien ne passera jamais, à compter d'aujourd'hui jusqu'à la fin du monde, sans qu'on se souvienne de nous ; de nous, cette poignée, cette heureuse poignée d'hommes, cette bande fraternelle : car quiconque aujourd'hui verse avec moi son sang sera mon frère. Fût-il né dans la condition la plus vile, ce jour va l'anoblir. Et les gentilshommes d'Angleterre, qui reposent en ce moment dans leur lit se croiront maudits de ne s'être pas trouvés ici. Comme ils se verront petits dans leur estime, quand ils entendront parler l...